Tales from the Crypt - vol. 1 à 10

AUTEUR : Jack Davis (8 vol) et Wallace Wood/Reed Crandal (1 vol chacun)
EDITEUR : Albin Michel

Vous êtes en train de discuter tranquillement avec une rencontre au bar et vous vous rendez compte qu'il est mort-vivant ... Après avoir suffoqué longtemps dans le noir vous vous apercevez qu'on vous a enfermé vivant, ou alors le mari que vous pensiez avoir tué afin de déposséder sa femme de son unique héritage revient d'outre-tombe (...) Non, vous ne rêvez pas, vous êtes seulement dans l'univers des EC Comics, ces histoires noir et blanc qui ont eu maille à partir avec la justice américaine dans les années cinquante pour cause de morbide pouvant nuire à la jeunesse.

Après une première tentative de réhabilitation au milieu des années quatre vingt avec une publication aux Humanoïdes Associés dans la collection Xanadu (en un gros volume cartonné, épuisé et introuvable depuis belle lurette), Albin Michel s'est décidé il ya quelques mois à sortir de la poussière ces classiques de la BD d'horreur que tout amateur pouvait légitimement attendre.
Bravo donc.
Par contre, les critiques : Pourquoi avoir décidé de publier 10 volumes brochés de 49 pages seulement chacun au lieu d'un seul volume comme les Humanos en leur temps ? Surement que le peu d'assurance de l'éditeur quant à la rentabilité de ce genre de produit a proné sur la réelle volonté de consacrer un ouvrage de qualité avec une préface illustrée re-situant les histoires dans leur contexte historique; en effet il existe peu de documentation en français sur le sujet et l'occasion était pourtant idéale.
Néanmoins, en bémole (ou en dièze) à ce reproche il convient d'admettre que le niveau des histoires ne vole quand même pas bien haut (ou alors tout cela a peut être un peu vieilli, à moins que ce ne soit moi ?), et un sentiment de lassitude se dégage à leur lecture au bout d'un moment.
Il est donc plutôt déconseillé de les lire toutes d'affilée.
Notons que les "bonus" proposés par la présence de 2 volumes dessinés par Reed Crandal et Wallace Wood (rare par içi)ne réussissent néanmoins pas à détroner le superbe noir et blanc de Jack Davis. ... Un sentiment mitigé donc pour une idée qui méritait surement meilleure présentation.